André Derain. Le titan Foudroyé
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EAN13
9782754107457
ISBN
978-2-7541-0745-7
Éditeur
Hazan
Date de publication
Collection
Bibliothèque Hazan
Nombre de pages
496
Dimensions
27 x 19 x 4 cm
Poids
1598 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
UTF-8 / MARC-8

André Derain. Le titan Foudroyé

De

Hazan

Bibliothèque Hazan

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On attendait cet ouvrage consacré à André Derain (1880-1954), l’un des peintres des plus audacieux et des plus controversés de son époque, l’une des figures les plus fascinantes et les plus méconnues de l’histoire de l’art moderne.

Né à Chatou, le rendez-vous des canotiers et des impressionnistes, Derain quitte le lycée à quinze ans pour peindre. Il se lie d’amitié avec Vlaminck, part trois ans au service militaire où il forge ses idées sur l’art et sur l’existence. À Collioure, en 1905, il déclenche avec Matisse la première révolution picturale du XXe siècle : le fauvisme. À Londres où Vollard l’envoie rivaliser avec Monet, il découvre l’Art nègre qu’il fait connaître à Montmartre. Éternel insatisfait, Derain participe avec Braque et Picasso à l’invention du cubisme. Une autre vie commence en 1910 lorsqu’il décide de partir « à la recherche des secrets perdus de la peinture ». Sa démarche, considérée comme une volte-face, préfigure le retour au classicisme de l’entre-deux-guerres. Elle annonce la peinture métaphysique italienne comme le réalisme magique allemand. Après les épreuves de la Grande Guerre qu’il subit stoïquement, il connaît la gloire. Sacré « plus grand peintre français vivant », Derain devient à Paris l’un des princes des Années folles. Géant mélancolique, il mène grand train au volant de ses Bugatti entouré de ses conquêtes féminines. Ce solitaire fut l’ami de Vlaminck, Braque, Picasso, Apollinaire, Breton, Satie, Stravinski, Jean Renoir, Giacometti, Balthus. Il impressionna ceux qui l’approchèrent par l’originalité de son intelligence, sa capacité d’indépendance, son génie protéiforme. Débonnaire et dédaigneux, gamin et grave, jouisseur et mystique, Derain avance masqué dans la vie, dévoré par le doute. En 1935, après la mort de son marchand Paul Guillaume, il se retranche dans sa maison de Chambourcy où il peint encore quelques-uns des plus beaux tableaux de son temps. Après la Deuxième Guerre mondiale, son œuvre est oubliée ou décriée ; sa vie personnelle devient un enfer. Il meurt désespéré.

Cette biographie, alerte mais rigoureusement documentée, découvre le masque qui cache le visage de l’artiste. Il conduit le lecteur à se poser, en même temps que lui, les problèmes esthétiques rencontrés par les tenants de l’art moderne. Ce livre est conçu pour un large public que rebute la technicité des monographies. D’où son écriture vive, la large place réservée à la parole de Derain et de ses contemporains, le recours à des anecdotes significatives, l’iconographie et les documents qui accompagnent l’ouvrage.

L’auteur qui a bénéficié d’archives et de témoignages inédits met à la disposition d’un public averti un appareil critique et des mises au point qui feront d’André Derain, le Titan foudroyé l’ouvrage de référence qui se propose de mieux faire connaître l’homme comme l’œuvre. Ce livre vient à son heure, au moment où une nouvelle génération de spécialistes et d’amateurs considère, à frais nouveaux, la vision de l’art moderne qui s’est imposée au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.
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